zhu lin qi xian

YIN YANG and THE CITY 7

le 29/06/2008 à 23h15

YIN YANG BLOG

 
Un jour, Ma Yuwang a laissé un comm’ sur le blog : " Ce n’est pas parce qu’on ne laisse pas de commentaires sur le blog qu’on ne le lit pas. "

D’ailleurs on peut remarquer que la série Yin yang ne suscite pas une masse de commentaires, c’est un euphémisme !

Ceci est un exemple du yang mineur, le jeune yang, non encore manifesté.

J’écris, je publie, je suis créatif : c’est yang. Vous lisez, vous êtes réceptifs : c’est yin.

Lorsque vous postez un commentaire, cela se passe toujours en deux temps.

1 – Vous lisez : yin. Puis cela vous inspire : c’est la fécondation par le yang. C’est le ciel qui féconde la terre (d’ailleurs les astrophysiciens ont récemment ajouté du " jus " à cette idée : ce sont des météorites qui ont apporté l’ADN sur la terre !)

2 – Puis vient l’inspiration : " aspiration ", c’est bien un mouvement vers le haut, vers le ciel, ça monte, c’est yang. Au début, ça n’est pas manifeste. C’est encore retenu dans votre tête, à l’intérieur, dans la terre. Si cela monte suffisamment, cela devient manifeste : vous écrivez et postez, actifs : yang majeur, manifesté.

Si vous n’écrivez as, vous vous retenez (yin) tout simplement. Le yin reste assez massif mais le yang n’en est pas moins inexistant pour autant. Cela reste dans la terre, en vous, c’est latent, vous n’écrivez pas maintenant, c’est tout ! C’est ce que dit Ma Yuwang…

Ces articles sur yin et yang. Peut-être vous paraissent-ils obscurs ? C’est une qualité de yin : obscur comme contraire à lumineux, mais aussi obscur comme " trouble, opaque, difficile à discerner ".

Les articles qui suscitent vos commentaires sont clairs (yang) à vos yeux. Et vous êtes en écho avec cet aspect lumineux de yang : vous écrivez. C’est opportun.

Si un texte vous paraît obscur, cette masse de yin enserre encore trop votre yang : vous n’écrivez pas. Vous êtes en harmonie, parce que vous sentez que ici, le yang n’est pas opportun !

C’est ainsi que les personnes et les musiques que nous préférons ne sont jamais celles que nous préférions au début. Au contraire, ce sont celles qui nous laissaient indifférents au départ. (" Une grande passion ressemble à de l’indifférence… ")

Vers le 20 décembre 1975, au lycée, un copain m’avait emmené à l’internat pour me faire écouter " Aqua " de Edgar Fröse… ce ne fut rien d’un coup de foudre ! J’écoutais ces sons électroniques, bruitistes et sans mélodie ni rythme apparent. C’était si obscur (yin) ! Mais c’est évident, si je ne ressentais aucun enthousiasme (yang) c’est parce qu’il n’était pas encore manifeste et il le devint ! La musique électronique devint une vraie passion !

C’est un peu comme les cristaux : plus ils refroidissent lentement, plus ils sont beaux !

Plus vous passez de temps à apprendre quelque chose, plus ce sera beau au final !

La lenteur est précieuse. Elle contient la latence. Le jeune yang.

La lenteur de cette scène où Lady Lyndon et Redmond Barry s’observent, sans un mot, à table…

La lenteur des pas et le silence sur le pont rouge dans " Sur la route de Madison "

Mozart et Stockhausen partagent quelque chose : ils composent en rêvant….

Commentaires

Par MR le 03/07/2008 à 22h24

Lady Lindon, un personnage romantique ... ? C'est une idée =) Pour ma part, j'ai eu la nette impression qu'elle était toxicomane ... Film a revoir pour observer et trancher ...

Par bsf le 02/07/2008 à 17h30

C'est comme Alex dans "Orange Mécanique" : oui, Kubrick est un malin qui nous fait aimer cette crapule dès le moment où il se prend la bouteille de lait sur la figure.....
Quand à Barry Lyndon, je crois qu'il est tout simplement le symptôme, le jouet, passif, d'une société en pleine décomposition : ce film est certainement le plus noir de tous. La personne la plus admirable c'est bien lady Lyndon, pure dans son âme, vraiment amoureuse et aimante, mais broyée dans ce monde cruel : c'est la seule personne romantique de ce film fleuve, elle annonce déjà le XIX° siècle...Elle est anachronique, comme tous les héros romantiques finalement !

Par MR le 02/07/2008 à 16h28

Barry est l'archétype de l'opportuniste sans scrupules. Pourtant, il apparaissait bien sympathique au début. Le changement s'opère peu à peu,et Barry perd peu à peu le sens des réalités. Alors, Barry : héros ou anti-héros ... ?

Par Azy222 le 01/07/2008 à 18h47

Bien sur, il nous fait preuve de sa "gentillesse" tant de fois (en particulier avec son beau-fils) ... mais je ne sais pas, kubrick fait en sorte qu'on s'attache à ce saligaud, et qu'on finit par le voir comme un héros.. Impression personnelle, bien sur.

Par bsf le 01/07/2008 à 09h03

...Redmond Barry s'est vite rappelé que son ascension sociale primait sur tout, comme beaucoup d'autres d'ailleurs,... de Lady Lyndon comtesse de Lydon, il n'a plus retenu que Comtesse.... je pense que vous aviez compris que Redmond Barry Lyndon est un vrai saligaud en fait de héros....

Par Azy222 le 30/06/2008 à 21h44

"La lenteur de cette scène où Lady Lyndon et Redmond Barry s’observent, sans un mot, à table…"

Mais qu'est-ce que ça entraine comme bordel après, ce petit échange de regards!...



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