zhu lin qi xian

A NEW BLOG

le 27/06/2006 à 22h39

Bonjour à tous !

(23 nov. nouvel article dans "MUSIQUE")

 

AcCès dIRect aU BloG DE ADoChiNE :

http://adochine.bloxode.com

(21 NOVEMBRE : NOUVEL ARTICLE DANS "YIN YANG AND THE CITY)

(18-novembre : NOUVEL ARTICLE, DANS LA CATEGORIE "INDE")

Scoop !........ 

ZHULINQIXIAN FAIT PEAU NEUVE !

Etant donné le nombre d'articles, le développement de séries et l'éparpillement général, le blog est maintenant organisé différemment !

1 - D'abord il est réparti en catégories que vous trouverez à droite sur la première page.

2 - Ensuite, son ordre est inversé ! Premier article d'abord, puis deuxième et ainsi de suite. Le confort de lecture des histoires et séries devrait y gagner. En fait l'article que vous lisez là, c'est le premier article du blog, publié le 26 juin 2006, et modifié aujourd'hui...

Alors c'est sûr... les nouveaux articles seront par contre difficiles à repérer. Pas de soucis, ils seront annoncés sur ce premier article...

Bises...

Et voici une occasion de (re)lire le premier article du blog :


Zhulin qi xian.... Zhu (2° ton) c'est :le bambou. Lin (2° ton également) vous connaissez : les deux arbres l'un à côté de l'autre : la forêt. Qi (premier ton) : vous connaissez aussi : c'est le chiffre 7. Xian (encore un 2° ton) : c'est sage, vertueux. Zhulin qi xian : "Les sept sages de la forêt de bambous" (Pourquoi pas de "de" ni de spécificatifs ? parce que c'est un titre fort ancien, et que ni "de", ni les spécificatifs n'existaient à cette époque !)


    "Les sept sages de la forêt de bambous" est un cénacle qui vécut au 3° siècle de notre ère, à la période "des trois royaumes", sur les ruines fumantes de la grande dynastie des Han, effondrée en 220 de notre ère. Certains sinologues pensent que les 7 membres de cette confrérie ne se sont en fait jamais rencontrés, qu'il s'agit seulement d'un mythe historique (sans douter de la valeur de ce mythe). D'autres sinologues pensent que, peut-être, ils se sont rencontrés au moins quelques fois. Enfin, les derniers ne mettent pas en doute qu'ils formèrent effectivement un club bien vivant. Quoiqu'il en soit, en ce qui nous concerne nous, anonymes nancéens passionnés de chine, ...rien ne nous empêche bien sûr de rêver et d'y croire : moi-même, j'y crois, comme on croit en un rêve.


    Ce qui est sûr, c'est qu'il s'agit de personnes bien réelles (Xi Kang, Ruan Ji, Wang rong, etc...), poètes, musiciens, peintres, philosophes et libertins, qui incarnent la réaction d'opposition au ritualisme autoritaire de la société chinoise confucéenne. La "forêt de bambous" était un lieu où ils aimaient se rencontrer et qui symbolise la rupture avec la société qui venait de s'effondrer, un retour à la nature, la sagesse qui découle de son observation méticuleuse et aussi, forcément poétique. Ils pratiquaient les QING TAN, (les conversations pures), la poésie, la musique avec la cithare Qin, ...et les beuveries.... Ils étaient en rupture avec la pression sociale trop formelle et rigide. Ils représentent depuis toujours une réaction taoïste de retrait créatif et individuel, anticonformaiste, poétique et rêveur, qui a endendré la plus belle poésie chinoise (celle des Tang, 8° siècle), la peinture de paysage (Shan-shui : "Montagne et eau"), l'art des jardins chinois ( le jardins de Suzhou...) et une sagesse incomparable.


.... j'ai pensé à cela pour le nom de ce blog parce que, au parc Sainte Marie, il y a un petit bassin retiré, inspiré de l'art des jardins chinois, avec sa fausse montagne de pierres et son bosquet de bambous; où j'aimais passer un moment à penser à vous, quand il ne pleuvait pas, les lundi, avant de vous retrouver en classe... La salle A37, dont j'ai une immense nostagie maintenant. Allez-y, c'est un endroit vraiment cool, à 200 mètres environ sur la droite, après être entré dans le parc par l'entrée située derrière la piscine en plein air, au bout de la rue Maringer.....

histoire de Chine (suite)

le 03/07/2006 à 15h02

Boujour ! Reprenons la suite de notre histoire... Tout d'abord, je vais reprendre l'histoire du "moyen-âge chinois", c'est à dire la période qui va de 220 de notre ère jusqu'en 589.


La dynastie Han (-206, +220) s'est effondrée, entre autres raisons, à cause de la révolte des "turbans jaunes", secte taoïste menée par ZHANG Jue. En fait, ce sont plutôt les généraux loyalistes et sécessionistes, qui s'opposèrent après avoir écrasé la révolte des turbans jaunes et qui ce faisant, provoquèrent la ruine de la grande dynastie Han. Il en résulta le partage de la Chine en trois territoires autonomes, les fameux "trois royaumes" : de 220 à 265. Une courte restauration de l'unité chinoise (dynastie Jin, 265-326) ne résista pas à la poussée des peuples "barbares" de la steppe (au nord de la Chine) : à partir du début du 4° siècle, le nord de la Chine est aux mains des envahisseurs, les Jin se repliant au sud : c'est la période des "16  royaumes" et des "dynasties du Nord et du Sud", qui se terminera en 589.


Cette période est caractérisée par la montée du taoïsme, qui devient à cette époque une religion, et qui va influencer très profondément le paysage intellectuel et artistique chinois. C'est une période de liberté contestataire, ..."Les sept sages de la forêt de bambous" en sont un brillant exemple. Le taoïsme apparait vraiment à cette période comme l'alternative au confucianisme, la "doctrine officielle" de l'empire chinois depuis les Han.


Mais c'est aussi, grâce à l'invasion "barbare", une période d'intense fécondation étrangère de la Chine : notamment, les envahisseurs amènent avec eux dans leurs bagages, le bouddhisme. C'est une religion indienne, que d'ailleurs les chinois appelleront longtemps "la religion étrangère", mais celle-ci va peu à peu se siniser, et recevoir notamment une forte influence taoïste : cela donnera le bouddhisme chinois, dit "chan" (la contemplation), et qui plus tard encore, parvenu au Japon, prendra le nom de ZEN.


Les progrès de l'influence Bouddhiste à cette époque sont étroitement liés au climat de celle-ci : les barbares se sont montrés très cruels (Vous vous souvenez de cette histoire d'un souverain qui, lorsqu'il donnait banquet, faisait décapiter la plus belle femme de son gynécée, en faisait cuisiner le corps, et apprêter la tête, pour présenter à ses convives la beauté... de ce qu'ils étaient en train de manger !!!....) Or, le bouddhisme promet "la rétribution des actes", c'est à dire, une vie meilleure après la mort, lorsque chacun se réincarne (c'est une croyance bouddhique : le cycle des réincarnations) Les malheureux chinois furent séduits par cette promesse, ce qui explique que, en ces temps obscurs, cette religion gagna facilement le peuple chinois, avant que bien plus tard, le pouvoir en fasse une religion officielle.


Ces "barbares", ne l'étaient pas tous : par exemple, la dynastie des Wei du nord (bei wei). Dynastie des "barbares" Tuoba. Ceux-ci importèrent en Chine une statuaire magnifique, firent creuser des grottes bouddhiques sublimes (grottes de Yungang et de Longmen), représentant des bouddhas au sourire énigmatique et compatissant, ce qu'on appelle "le sourire Wei". Cette statuaire était de forte influence ....grecque! Encore une fois, vous voyez, le monde n'était pas aussi étanche que l'on veut bien nous le laisser croire.


Voilà, en gros, ce qu'il faut retenir de cette période du "moyen-âge chinois". Notez également un fait original : en Chine, à la différence de l'Europe, le moyen-âge ne coincide pas avec la période féodale ! La période féodale chinoise, c'est la dynastie Zhou : milieu 11° siècle avant JC, 256 avant JC. Les premières statues de Yungang datent de 476 : c'est l'année où le germain Odoacre détruisit Rome, soit le début de notre moyen-âge. Vous voyez, nos moyen-âges correspondent à peu près en date, avec toutefois, deux siècles d'avance chez les chinois. D'ailleurs, ils en sortiront avant nous.....


Prochain épisode : les dynasties Sui, Tang et Song.


Et prochains articles : recette des raviolis, et celle des "papillottes de poulet", une recette chinoise pouvant être cuite au barbecue, ce qui changera des merguez et autres grillades standard fort prisées en cette période de l'année... Un poème chinois ... et autres choses....

histoire de Chine (suite)

le 03/07/2006 à 22h47

histoire de Chine (suite)


Avant de nous lancer pluis loin dans cette histoire, reprenons celle du "moyen-âge" chinois.


La grande dynastie Han s'est effondrée en 220 de notre ère, après la rébellion des Turbans Jaunes, une secte taoîste menée par un certain Zhang Jue. Cette révolte a été certes étouffée, mais les généraux qui menèrent cette guerre se séparèrent en deux camps : les loyalistes et ceux qui rêvaient de sécession. C'est leur conflit qui ruina définitivement la dynastie Han. ...Et la Chine se trouva divisée en trois parties, les fameux "Trois Royaumes" : 220-265. La  courte restauration de l'unité avec les Jin (265-324) ne résista pas à la poussée des peuples "barbares" de la steppe (au nord de la Chine) qui s'installèrent sur toute la moitié nord du pays. Ce sont "les seize royaumes" et les "dynasties du Nord et du Sud" : jusqu'en 589.


Cette période de désunion et chaos, comme sous les Royaumes Combattants,  fut une période de riche renouveau culturel en Chine.


D'abord, ce sont  les progrès considérables du taoïsme, qui devient, à cette époque, une religion. Le taoïsme qui apparait comme "l'éternelle alternative" au ritualisme confucéen. C'est le début de la très forte influence de cette école sur la pensée et les arts. "Les sept sages de la forêt de bambous" en sont un très bon exemple... Nous aurons maintes fois l'occasion de reparler du taoïsme à l'avenir.


Mais aussi, la Chine reçut à cette époque un formidable apport étranger (le cliché d'une "Chine fermée et isolée", n'est qu'une billevesée de dépliant touristique) Parce que ces "barbares" avaient apporté beaucoup de choses dans leurs valises, et notamment le Bouddhisme. Le bouddhisme est une religion indienne, née vers le cinqième siècle avant JC, mais qui s'est lentement exportée vers l'est. En ces temps obscurs (Vous vous souvenez de cette horrible histoire de ce souverain qui, quand il donnait banquet, faisait décapiter la plus belle femme de son gynécée, en faisait cuisiner le corps, apprêter la tête, qui était présentée aux convives pour qu'ils sachent la beauté... de ce qu'ils étaient en train de manger....), en ces temps obscurs, donc, le peuple chinois fut séduit par cette doctrine Bouddhique qui promet "la rétribution des actes", c'est à dire la promesse d'une vie meilleure après la mort (le cycle des réincarnations successives est une des principales croyances bouddhistes : si votre vie a été exemplaire , la suivante sera meilleure....) C'est donc bien le peuple chinois qui réserva le meilleur accueil au bouddhisme : quant aux lettrés et au pouvoir, qui y voyaient "la religion étrangère", il faudra plus de temps pour qu'ils en fassent une religion officielle...


Le bouddhisme, arrivé en Chine sera sinisé : par une forte influence taoïste notamment. C'est le bouddhisme chinois, dit bouddhisme CHAN (la contemplation), qui plus tard, débarqué au Japon prendra le nom de bouddhisme ZEN.


Tous ces "barbares"... ne l'étaient pas tous. Par exemple, la dynastie "barbare" des Wei du nord (bei wei) du peuple Tuoba, qui s'installa trois siècles en Chine du nord. Ils firent construire des grattes et statues bouddhiques d'une exceptionnelle beauté : les grottes de Yungang et celles de Longmen. Les bouddhas géants offraient un sourire énigmatique et bienveillant merveilleux, ce qu'on appelle depuis le "sourire Wei" . Et sachez que cette statuaire est de forte influence grecque!!!! Tout voyageait bien plus facilement qu'on le croit aujourd'hui.... orgueilleux et prétentieux comme nous le sommes face à nos ancêtres !


Taoïsme religieux et forte influence de la doctrine philosophique du taoïsme, pénétration de grande ampleur du bouddhisme : cette période du moyen-âge chinois n'est pas si obscure finalement. C'est cela essentiellement qu'il faut retenir pour cette période. Notez enfin un détail particulier : à la différence de l'occident, le moyen-âge en Chine ne correspond pas à la période féodale : celle-ci fut la dynastie des Zhou (environ 1050-256 avant JC) c'est à dire l'antiquité.


Suite au prochain numéro : les dynasties Sui, Tang et Song.


..... A taper tout cela, j'ai oublié de boire mon café, qui est tout froid maintenant. Pas grave, il est bon quand même....

poèmes chinois

le 08/07/2006 à 12h42

Poèmes chinois...ça n'est qu'un début...


Poème de Fan Rui (dynastie Ming :1368-1644 ...la dynastie, pas fanrui !)


"Envoyé un jour de printemps à Wu Yun chao


Arbres lointains, ondes légères, tout n'est que flou obscur...


Qu'un nuage solitaire, passanr près de la cité de He-La, vous porte ma pensée !


Quand vient le printemps, toujours en rêve je retourne au pays natal :


Hors de ses bleues montagnes, qu'en revois-je? VOUS-MEME..."


Beaucoup plus ancien (période des dynasties du Nord et du sud)poème de XIE Lingyun (385-433):


"DU TORRENT DE CHONG-YANG, QUATRAIN EN REPONSE


Charmante, une femme inconnue


  le long de l'eau baigne ses pieds tous blancs,


La lune brille au milieu des nuages-


  Si loin, si loin, que nul ne peut l'atteindre."


LI Bai (701-762 dynastie Tang) que vous connaissez déjà :


"Complainte des degrés de jade


Les degrés de Jade se sont couverts de rosée blanche,


    Leur froid pénètre mes bas de soie fine. La nuit s'achève,


Je déroule alors mon store de perles de cristal,


    A travers l'écran diaphane, je contemple la lune d'automne."

sad story

le 16/07/2006 à 22h07

Une triste anecdote que j'ai vécue en Chine...


Lors d'une de mes pérégrinations interminables dans les ruelles de Pékin, les hutong, j'ai lu un jour sur une de ces banderoles rouges que l'on voit souvent en Chine, dans les villes, portant quelque slogan du gouvernement, la phrase suivante : "La police et la population assurent conjointement la paix et la sécurité". Il s'agit là de la survivance d'une vieille tradition chinoise, la "responsabilité collective" : il y a longtemps, un système de lois rendait chaque groupe social responsable collectivement des crimes et délits commis au sein de ce groupe. Si par exemple, un meurtre avait été commis, outre le criminel, sa famille, ses voisins, et autres personnes du village étaient punis également. Ce système était en vigueur dans les camps de concentration nazis (sans pour autant que la moindre loi y soit édictée puisque c'était là le règne de la barbarie la plus atroce...) c'est vous dire ! Un soir,  dans la belle ville de Suzhou, il m'a été donné de voir ce principe à l'oeuvre....


Ma famille et moi logions dans l'hôtel d'un campus universitaire. En sortant de l'hôtel, nous traversions un jardin et arrivions à la sortie du campus, passions la grille et partions, après avoir franchi un de ces innombrables canaux de la ville, le long des rues. Un soir, à la tombée de la nuit, nous sommes sortis pour aller déguster des jiaozi (raviolis) dans un restaurant tout proche. Lorsque nous sommes arrivés à la soortie du campus, la grille était fermée et d'autres personnes attendaient. J'ai demandé à un gardien ce qui se passait, et il m'a répondu qu'un cambrioleur avait été repéré sur le campus et qu'il fallait le bloquer... Bon... attendons.... Une Volskswagen Santana noire est arrivée (ces voitures, disparues d' europe depuis belle lurette, sont encore en production en Chine, et celles qui sont noires avec des vitres teintées sont généralement celles de personnalités officielles importantes...) Alors là, bien sûr, les gardiens ont fait un effort, ils ont brièvement ouvert la grille roulante pour permettre à celui qui est peut-être le recteur de cette université (?) de partir. Tout le monde en a profité pour passer... La grille s'est refermée sur notre dos... Nous avancions sur le petit pont qui enjambe le canal quand soudain nous avons entendu des cris mâles surgir dans notre dos. Nous nous sommes retournés, et, sur les plates bandes fleuries du jardin à l'entrée du campus, nous avons vu courir un homme, comme un dératé, poursuivi par d'autres hommes criards ... c'était ce fameux cambrioleur ! L'homme a aperçu qu'il restait un espace de 50 centimètres entre la grille et le mur... son seul espoir de salut. Les poursuivants ont hurlé, le gardien et ses copains ont couru intercepter le fuyard qui réussit à engager son corps dans la fente, l'ont saisi par les jambes alors qu'il était presque tiré d'affaire, l'ont tiré avec force vers l'intérieur, sans ménagement, l'homme est tombé et s'est cagné fortement la tête sur le sol, les concierge, ses potes et les poursuivants se sont jetés sur lui et l'on roué de coups sur tout le corps, le sang jaillissait de son visage, et ils frappaient, frappaient jusqu'à ce que l'homme fût assommé... je regaardais cela, médusé, ma femme me disais "mais ne regarde pas ça, partons, il ne faut pas que les enfants voient ça!"... c'était trop tard..ils avaient vu....


Alors que nous marchions vers notre restaurant, nous avons entendu la sirène des policiers qui arrivaient. leur travail mâché par de simples quidam.....


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